Comment la bienveillance m’a fait hurler

Un énième verre d’eau qui se renverse à table alors que tu viens de t’asseoir,  une fourchette qui tombe en plein repas alors que tu avais sommé d’arrêter de jouer avec, un 3ème refus à une proposition pourtant sympa, des miettes partout sur le canapé que tu viens d’aspirer, un 4ème chagrin à consoler pour une frustration au prime abord ridicule, un doudou introuvable en pleine crise de larmes ,un café qui se renverse sur le sol alors que tu avais bien besoin d’une pause, un pas sur un lego mal rangé, un « NON » qui n’est pas respecté, c’est autant de choses pour perdre patience.

J’ai passé ma semaine à hurler sur mes enfants. L’exact opposé de ce que j’ai envie pour eux. La fatigue, le déménagement qui approche, mes projets qui stagnent, les corvées qui s’enchaînent…Depuis plusieurs jours, je suis à bout de nerf . Et mes enfants en font malheureusement les frais.

Explications.

Pour ceux et celles qui l’ignorent encore,  je suis devenue maman pour la première fois en 2009 et  j’ai découvert une chose impensable enfouie là tout au fond de moi ; la patience. Je crois qu’elle est apparue en même temps que la montée de lait. Je crois même que c’est la première chose qu’a remarqué mon amoureux dans mon nouveau rôle. C’était tellement improbable. J’étais fière. C’est vrai.

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 La bienveillance

En parfaite femme de contrôle, j’ai donc voulu donner le meilleur de moi-même pour être la meilleure des mamans mais aussi pour leur donner la meilleure éducation possible (oui oui la meilleure rien que ça). Il était exclu qu’ils me voient hurler, qu’ils entendent crier ou que je puisse déraper avec eux. Je ne pouvais pas me le permettre. Je voulais avoir la parfaite réaction au bon moment #utopie. Du coup, pour m’aider à atteindre mon objectif, j’ai lu. Beaucoup. Au fil de mes lectures, je me suis tournée vers la parentalité positive qu’on entendait parler partout et qui après tout correspondait à ce que je voulais offrir comme approche à mes enfants. J’ai donc appris qu’il fallait adapter certaines de mes réactions. J’ai appris à les comprendre et à  communiquer de manière à encourager la confiance et l’autonomie avec des phrases simples comme « tu risques de tomber » au lieu du sempiternel « tu vas tomber ». Notre bibliothèque regorge de livres sur la bienveillance et notre frigo est un support à mémos imprimés avec des phrases et des astuces pour nous aider dans des situations précises ou critiques. Par exemple, comment gérer la colère? Comment gérer les conflits ? Comment encourager la confiance? Comment éviter la rivalité ? Je suis la première à relire ces notes en cours de journée et à me dire « ah oui c’est cela qu’il faut dire ».

Bref. J’ai appris à décrypter des émotions et à les accueillir.  J’ai plongé dans l’approche bienveillante. Et j’ai entraîné mon mari avec moi. Et cela a marché. Vraiment. J’ai trouvé des clefs et des mécanismes qui ont réellement fonctionné.

Nous sommes devenus de ceux qu’on qualifie de nouveaux parents. De ceux qui pratique l’éducation positive, la non-punition et la communication ou sein de la famille. De ceux qui lisent Filliozat et Faber &Mazlish.  Tout un programme que nous efforçons de maintenir même si c’est loin d’être évident tous les jours. Surtout quand la fatigue s’en mêle.

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Chassez le naturel, et il revient au galop

J’ai été élevé  dans une famille ou je n’avais rien à dire jusqu’à mes 18 ans, ou mon frère n’avait pas le droit de pleurer ( les garçons ça pleure pas),ou je devais aller dans ma chambre me calmer si j’étais en colère, ou il fallait manger toute son assiette sinon je l’avais pour mon goûter, et ou fallait savoir courir très vite lorsqu’on faisait une bêtise…. Même si je n’ai pas bénéficié de toutes les théories d’éducation positive d’aujourd’hui,  je n’ai pas si mal finie. Comprenez, je ne leur en veux surtout pas, à mes parents. Maman, si tu lis ces lignes, tu sais que je t’aime et encore plus depuis que je suis devenue mère à mon tour.  Ils ont fait comme ils ont pu, avec leurs propres bagages et sûrement pas comme ils voulaient et ils s’en sont plutôt bien sortis.

Nous devenons tous parents du jour au lendemain, sans mode d’emploi et avec une valise bien remplie de nos expérience d’enfants. Inévitablement nous reproduisons des schémas, des attitudes ou des comportements liés à notre passé. Souvent, j’ai l’énergie pour les détecter, les anticiper et changer de direction mais ces derniers temps, je n’y arrive pas. Je ne sais pas comment font les autres parents en période de stress ou de fatigue.

C’est trop difficile de réfléchir à ce que je peux dire ou ce que je dois dire pour être bienveillante, patiente et empathique quand mes repères d’éducation sont à l’exacte opposé et qu’en plus je suis épuisée.

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SOIS DOUCE AVEC TOI

Après une nuit épouvantable, entrecoupée de 6 réveils et d’un enfant incrusté dans notre lit pour cause de cauchemars, un repas préparé avec un bébé qui pleure, des disputes à répétitions à gérer, j’ai hurlé pour trois livres mal rangés. J’ai explosé. Moi, la femme qui voulait tout contrôlé pour que tout soit parfait. Je ne pouvais plus retenir ce flot de mots qui avait besoin de sortir. J’étais épuisée. Je n’avais plus envie de faire d’efforts de compréhension et d’empathie. J’avais juste envie de me vider de cette colère et de cette frustration. Alors je l’ai fais.  Immédiatement après, et comme à chaque fois, j’ai culpabilisé et suis partie me cacher dans ma chambre en marmonnant.

« Je suis nulle. Je n’y arrive pas. C’est trop dur. Je me déteste. Je suis moche dedans comme dehors. Je suis bonne à rien. Je suis une mauvaise mère. »

Ma fille du haut de ces 7 ans, pleine de sagesse, dans une douceur exemplaire, est venue me rejoindre.

« Maman, tu n’es pas moche. Tu es belle. Tu es parfaite. Tu es ma maman d’amour. Tu as le droit d’être en colère. Je t’aime ».

J’ai pleuré. C’était comme un tsunami. Un électrochoc. J’étais fière qu’elle arrive à avoir autant de courage, autant de sagesse et puis en même temps. j’avais honte. Honte, qu’elle soit là à me consoler. Comment j’en étais arrivé là? Ce n’était pas son rôle mais le mien. Comment j’étais arrivé en voulant donner le meilleur de moi-même, à être mon pire cauchemar.

Ce petite bout de femme, avait raison, j’avais le droit d’être en colère. J’ai donc repris mes esprits et me suis dit qu’il était temps. Il était temps de s’accepter au lieu de me mettre la pression sans arrêt.  Il était temps d’arrêter de me dévaloriser et de vouloir toujours être parfaite, de toujours vouloir avoir la bonne réaction au bon moment. Il était temps  d’être douce envers moi, car eux l’était.

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Les mamans se cachent pour pleurer

Même si je suis convaincue que l’éducation bienveillante est le moteur de demain (même dans le management d’entreprise on y vient), j’émets maintenant certaines retenues et nuances. Il est bon de prendre connaissance de cette approche mais il est essentiel de trouver sa manière de faire, celle qui correspondra à son enfant et à soi-même.  De cette semaine pourrie en matière d’éducation positive, j’ai envie de ne retenir qu’une chose. Le droit à l’imperfection. Mes enfants ont besoin de voir mes failles pour se permettre d’être imparfaits et malgré tout, se sentir aimé.

Depuis, je ne me cache plus. Ni pour crier, ni pour pleurer. Si je n’arrive pas à retenir ma colère, et bien je la laisse venir. Vu que je me mets moins de pression, je me sens mieux. Mes crises de colères, si il y en a, sont plus courtes et j’arrive parfois à même revenir à mes principes de bienveillance. C’est aussi cela faire leur éducation. Montrer que nous avons des limites.

C’est pour ça qu’aujourd’hui, j’avais envie d’écrire pour toi et toutes les autres qui comme moi, ont l’envie de tout bien faire juste, mais qui parfois pètent un câble pour une broutille, culpabilise  et envoie tout balader et se cache pour pleurer, seul/e. L’éducation positive c’est beau sur papier mais dans la réalité du quotidien c’est tout une autre histoire.

Alors tu sais quoi, arrête de culpabiliser. Arrête de te détester.  Tu es normale.  Tu es humaine. Tu es imparfaite. Tu cries. Et alors? Cela n’en fait pas de toi une mauvaise mère. Tu te demandes si tu es un bon parent? Alors c’est que tu en es déjà un.

Demain sera un autre jour. Un jour ou peut-être tu auras bien dormi, ou tu auras de la patience pour 2, 3 ou 4 personnes. Peut-être que demain tout ira bien. En attendant, aujourd’hui, fais de ton mieux. Accorde-toi une pause. Regarde le ciel. Prends un café sur une terrasse. Part respirer dehors. Souffles.

Pour être bienveillant envers les autres, il faut l’être d’abord et avant tout envers soi-même. Et chez moi c’est clairement là que ça faisait mal. Et chez toi?

Etre heureux ne signifie pas que tout est parfait. Cela signifie que vous avez décidé de regarder au-delà des imperfections.

Aristote

 

 

 

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59 thoughts on “Comment la bienveillance m’a fait hurler”

  • Cet article correspond en tous points à mon sentiment du moment. J’ai tous lu sur l’éducation bienveillante, j’anime même des ateliers Faber & Mazlish et je culpabilisais tellement quand je n’étais pas capable d’appliquer ces principes bienveillants, je me sentais incapable, mauvaise mère et j en passe…. jusqu’à ce que je lise un livre extraordinaire  » le pouvoir de l’accueil » de Nassrine Reza qui explique que si on lutte pour devenir d’une certaine manière alors c est le contraire qui se produit… en gros nous sommes déjà ce que nous voulons être, nous le sommes naturellement au fond de nous-même, sans se forcer, sans y penser continuellement! Et miraculeusement ca marche, je crie encore mais moins, moins longtemps et surtout je ne culpabilise plus! Je dis ce que j’ai à dire au moment où je veux le dire et tout va beaucoup mieux. Soyons nous mêmes et soyons sûrs de ce que nous avons à offrir à nos enfants car le meilleur de nous est déjà en nous ❤️!

  • Pas facile la vie de parents…effectivement on a tous tendance à vouloir faire de l’éducation bienveillante, à essayer d’expliquer plutôt que de ne crier mais parfois on n’y arrive tout simplement pas ou plus…je pense que le plus important c’est déjà d’essayer de changer et s’il y a des petits couacs, je pense que nos enfants le comprennent, personne n’est parfait ! C’est un très joli article déculpabilisant en tout cas 🙂 bonne journée à toi

  • Le fait que ta fille te dise elle-même que « tu as le droit d’être en colère » vient clairement de ce que tu lui as appris. 🙂 C’est assez joli, en fait. La bienveillance que tu leur offres leur a permis d’être à leur tour bienveillant avec toi… Le plus dur : être bienveillante avec toi-même.
    Courage, tout se rééquilibrera doucement.
    Et oui, tu as le droit d’être en colère. Je te souhaite même de chérir ce sentiment qui prouve que tu es vivante et humaine.

  • Genial ce texte… on se mets tellement la pression en tant que parent (pression à la hauteur de l’amour qu’on porte à ses enfants en général ! C’est dire si c’est énorme) mais il ne faut pas se « perdre » au milieu de la bienveillance. La bienveillance est un concept, voire un idéal. Pas une personne humaine, avec ses mauvaises nuits, ses limites et ses humeurs. On ne peut pas être la bienveillance incarnée 😉

    La réaction de ta fille est tellement géniale, cela montre que tout ce que vous lui apprenez porte ses fruits c’est chouette !

  • Ce billet correspond tellement à ce que je pense, ce que je faire, la mère que je veux être.
    Aujourd’hui, nous ressentons toutes cette pression de dingue que nous met à la société et les autres pour être une mère parfaite, qui comprend, tout, qui ne crie jamais et dont les enfants sont lisses.
    Mais non, faut en prendre bien entendu de cette éducation bienveillante mais faut aussi savoir en laisser.
    C’est ce que je fais à la maison, j’en prends beaucoup et quand je dois en laisser et bien je le fais, mon imperfection en ressort et c’est tant pis, ou bien tant mieux je ne sais pas.

    Mais cette pression nous bouffe tellement qu’on a l’impression de finalement être une mauvaise maman.

  • C’est le plus dur métier du monde celui de maman et en plus il n’y a pas aucun mode d’emploi. nous sommes toutes uniques et nos enfants aussi ! Il n’est pas toujours facile de bien gérer une situation même si on a appris des petites choses deci-delà !!

  • Merci pour cet article !! On entend tellement parler de cette bienveillance et en effet comme toi je pense que c’est le moteur de demain, qu’on se rend coupable et malade si une fois on craque, si une fois on crie et on arrive pas à expliquer les choses.
    C’est un idéal mais comme tu le dis si bien, il faut l’adapter à sa façon, en fonction de son vécu et de son expérience et surtout ne pas se mettre cette pression en regardant toutes ces nouvelles mères parfaites, qui ont l’air de ne jamais déraper.
    Avant d’être parents on est aussi des être humains et la réaction de ta fille est adorable et tellement mature pour un enfant 🙂
    Bises à toi

    • merci pour ton commentaire. Les mères parfaites n’existent pas , je suis certaine que si on les croise à un autre moment, à la tombée de la nuit par exemple, elle se transforme en mère normale;-)

  • Coucou ! J’ai beaucoup aimé lire cet article. Je n’ai pas (encore) d’enfant, pourtant je viens de mettre cette page dans mes favoris, histoire d’anticiper… !
    C’était vraiment agréable de te lire, et le ton très honnête et sincère m’a touché.
    (Sinon, je trouve que tu as des cheveux et une couleur sublime, I’m so jealous !!)
    Bisous et à bientôt 🙂

  • La bienveillance commence aussi avec soi, ses failles et ses faiblesses. On ne peut pas être parfait et tant mieux. Il n’y a pas à culpabiliser. Il faut juste relativiser. Rien de grave au fait de craquer ou de se laisser aller par-ci par-là puisque dans l’ensemble tu donnes le meilleur de toi! <3

  • Merci Isaline pour ce super article ❤️ Et tous les autres.
    J’adore ta plume

    Et comme ça fait du BIEN de te lire et de savoir qu’il n’y a pas que chez nous que ça arrive…
    Merci merci

  • Ca fait du bien ! J’ai bcp de mal à appliquer mes méthodes d’éducation quand ma mère es
    t dans les parages… surtout quand ma fille poque une crise ou pleure sans davoir pourquoi ni même sans vraiment pleurer… et donc sous les yeux de ma mère j’envoie ma fille dans une chambre pour qu’elle se « decharge » avant de revenir 5 à 10 minutes plus tard pour discuter avec elle… c’est pour illustrer la difficulté d’être entre l’héritage et les convictions propres…
    Pas facile tout ça…

    • Non ce n’est pas facile surtout quand nos parents sont dans les parages. Et cela aussi il faudrait en parler de leur regard mais ceux des autres et des réflexions qu’on essuie lorsque l’on devient parents…

  • Mon comm tombe un peu à côté de ce que je voulais dire… Après avoir relu ton billets et les comm. Bon il est 0h10 je lis avec un oeil, l’autre étant dans l’oreiller… ce qui explique cela…
    Bonne nuit

  • Ton article m’a fait beaucoup de bien. Déjà il m’a rassuré : je ne suis pas la seule à craquer et m’énerver pour un rien quand je suis fatiguée. Quand j’ai peu dormi, j’ai vraiment du mal à supporter les cris et les pleurs incessants. Je me contiens tant que je peux mais des fois je craque au caprice ou à la bêtise de trop. On est humaines tout simplement 😉

  • Merci pour cet article! C’est exactement mon ressenti du moment, j’ai tellement envie de bien faire que j’eb perds finalement mes moyens et que je fais pire que mieux malheureusement. Ca me rassure de voir que je ne suis pas la seule et ça me fait dire que finalement il faut faire comme on le sent sans s’en rendre malade.

    • Je me suis rendue malade au début. J’aurais aimé avoir ce recul avant mon 4ème enfant ou mes 35 ans. Heureusement maintenant c’est fini. Et je te souhaite la même chose. C’est important de te dire que non tu n’es pas seule.

  • Très réaliste, honnête.
    Et le rôle des pères dans tout ça ? Dans quelle mesure son implication en tant que père et conjoint permet ou pas à « Maman » de ne pas exploser ?

    • C’est très important le rôle du conjoint. Mais il vient aussi avec ces bagages et ces souvenirs d’enfants. Le mien est très impliqué mais il est surtout au travail quand la journée se déroule et il n’est donc pas présent pour me permettre de ne pas exploser…

  • Merci pour cet article! Non a la perfection, oui aux failles. On fait de son mieux, avec beaucoup d’amour de patience (parfois moins), et de choses a gerer. La bienveillance commence avec soi meme non?
    (Et sois bienveillante avec mon clavier qwerty sans accents :p )

  • Merci pour ce texte si juste et qui résonne en moi comme jamais!
    Hier etait une journée horrible! Mon petit de 19 mois nous a fait une nuit difficile avec refus de s’endormir seul, opposition farouche à tout et ce dès 7h du matin. Alors j’ai craqué, des le petit dej, et chez la pédiatre a 10h et rebelotte le soir au bain. J’ai crié. Je m’en suis voulue, c’est pas moi ça, j’ai pleuré (encore), je lui ai expliqué (encore) que j’étais fatiguée et que je l’aimais très fort. Et puis le coucher est arrivé, j’ai raconté ma ptite histoire du soir et il a dormi comme un ange tte la nuit!!! Ça nous est pas arrivé depuis des mois!!! Aujourd’hui est une journée merveilleuse: pas de cris pour la sieste, repas pris avec plaisir et moment de joie partagée. Là tous mes doutes d’hier s’envolent, je reprends confiance en moi, en lui, en nous. Merci la vie qui nous offre un jour nouveau chaque matin et une chance de plus d’être bien.

  • L’éducation bienveillante est une belle philosophie de vie mais parfois il nous arrive aussi à nous, parents, d’avoir des petits coups de mou, des petites faiblesses alors, dans ces cas-là, il faut que nous apprenions à être bienveillants envers nous-même et surtout à ne pas culpabiliser.
    J’adore la remarque de ta fille te déculpabilisant en te disant que tu avais toi aussi le droit d’être en colère. Finalement, ta fille a tout compris de ce mode d’éducation positif et bienveillant…

    • Oui elle est surprenante et pleine de ressources. Elle a été l’élément déclencheur de ce recul que j’ai maintenant et que je n’avais pourtant pas quand elle était toute petite… Merci pour ton commentaire.

  • Je n’ai pas (encore) d’enfant mais ton article donne à réfléchir…
    A vouloir trop être parfait devant nos enfants, on peut leur donner peur de la faiblesse, de l’échec, de l’imperfection.
    Et ça, ça fait mal !

    Alors merci pour cette jolie prise de conscience

  • Merci pour ton article déculpabilisant. Comme toi, je crois qu’il n’y a pas une façon unique de faire en famille et qu’on doit faire avec notre personnalité et notre histoire, tout ça en mieux. Et oui, un gros travail sur soi est inévitable 🙂

  • « J’ai passé ma semaine à hurler sur mes enfants… »
    J’ai été papa d’une fille qui est grande maintenant et je n’ai jamais eu besoin de hurler sur elle. Voici deux expériences particulières que j’ai assimilées et qui m’ont apporté un éclairage particulier sur l’éducation :
    – dans un stage d’entraînement physique immobile très difficile en groupe, à un moment où dans ma tête je me disais je ne tiendrai pas le coup et des tas d’autres choses, le professeur est venu et m’a appliqué des deux mains une frappe ferme sur mes épaules, avec bienveillance : je suis « retombé » de ma tête dans mon corps et c’est allé beaucoup mieux.
    – nous avions une chatte adorable, qui avait eu des chatons. J’ai pu assister une fois par hasard à un recadrage d’un de ses petits, pourrait-on dire. Elle l’a frappée avec une patte, bloquée au sol et mordu jusqu’à ce que son petit crie. Peut-être perçoit-elle que si elle ne donne pas une leçon à ce moment là, c’est la vie qui se chargera plus tard de la donner. Mon impression est qu’elle avait été ferme, mais sans violence, colère ou haine accumulée.
    Depuis, quand ma fille faisait une crise, je lui pinçais un muscle de l’épaule, fermement mais sans violence. Ça la calmait. Elle s’en souvient et me le rappelle quelquefois. Je suis convaincu que répondre violemment (hurler) est aussi néfaste, dévastateur que frapper violemment. Cette réponse que je donnais parfois est asymétrique : tu es en crise dans ta tête, je te ramène dans ton corps.
    En espérant donner un éclairage particulier, qui permet de concilier bienveillance et fermeté.

  • Merci pour ces mots sur nos maux… C’est parfois tellement difficile de ne pas se sentir à la hauteur et se se sentir responsable au moindre dérapage.

    Merci vraiment cet article m’a émue car il m’a parlé et qu’il m’a fait du bien

  • Merci. Jai pleure en vous lisant. Des mois que je suis à bout. Je n’y arrive plus. Alors je pleure je crie je me dit que je suis nulle. Je suis pleine d’urticaire et d’eczéma. Mes enfant me disent que je suis une super maman. Moi je me trouve nulle. Merci pour ce texte tellement déculpabilisant. Merci merci de me montrer que je suis normale. Et pas folle comme je le pensais.

    • Si jamais cela peut t’aider, j’ai écris ausis un article sur le burn-out parental avec un livre en fin d’article qui m’avait fait à l’époque un très grand bien. Surtout courage. Prends soin de toi. ET merci pour le commentaire.

  • J’ai adoré cet article. Un article qui relate la réalité, MERCI! Il est vrai qu’entre théorie et pratique il n’y a qu ‘un pas (de géant). Qu’il est important de faire avec ce que nous sommes et ce que sont nos enfants… Que la bienveillance est primordiale mais composer avec ses propres outils ne peuvent qu’enrichir cette voie 🙂 Bonne journée à toi 🙂 et bon début de semaine

  • Bonjour, je me reconnais un peu dans ce post sauf que j’en suis au tout début des fameux bouquins et des tentatives de maintiens d’applications. .
    Je me dis que la réaction de votre fille est vraiment. ..bienveillante et que sans doute votre éducation dans ce sens y est pour quelque chose ! Une petite graine bien arrosée par une super maman !

  • L’éducation positive encourage la recherche de solutions ET la reconnaissance des émotions. Perdre patience et se mettre en colère arrive à tout le monde. Ce qui compte est la façon dont nous réparons les dégâts. S’excuser me parait une bonne solution, pourtant ce n’est pas toujours facile pour un adulte de s’excuser face à un enfant! Mais quand l’enfant démontre de la bienveillance envers son parent comme dans votre témoignage, il me semble que vous, la maman, faites un beau travail.

  • Voilà voilà…mais soeur m’a parlé de votre blog en me disant que je m’y reconnaîtrai mais c’est surprenant à quel point! Aussi maman de 4 petits lutins, épouse fatiguée d’un mari qui travaille beaucoup, j’ai aussi connu les déménagements et tout récemment le « pétage de cable ». Ça fait du bien de savoir qu’on est pas la seule à se trouver « moche dedans comme dehors » quand on faillit à nos principes et qu’on peut se relever et reprendre confiance en soi. C’est vrai qu’avec autant de petites vies à gérer, la nôtre passe souvent en dernier et on oublie souvent d’être douce avec nous-même comme on l’est avec eux…
    Merci pour vos articles ils me redonnent du courage😉

    • Oh et bien… Quel plaisir de voir que je peux aider juste en relatant ma « petite » vie de femme, de mère et d’épouse. Merci pour votre commentaire qui me donne le courage à moi de continuer à écrire et à partager des moments de notre vie.

Un petit commentaire, ça fait toujours plaisir ...


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