Comment survivre à une Mud Day?

C’est pas parce que j’ai basculé dans le côté obscur de la force ( comprenez que je suis devenue maman)  que je ne peux pas faire des trucs fun. Si? Nooooon. Maman et à 35 ans, on est justement comme libéré du regard et des opinions des autres. Je fais ce qui me fait plaisir. Du moins, j’essaie. Alors quand une de mes amies ( le genre d’amis qui a toujours plein d’idées de sorties et de projets à vous faire partager- un must have;-))  nous a balancé l’idée de participer à The Mud Day à Lyon en équipe,  j’ai tout de suite été emballée. Tous les ingrédients pour un excellent week-end étaient réunis: du sport, un week-end sans enfants, l’approche de mon anniversaire, des potes. Sauf que je ne savais pas dans quoi je m’embarquais. J’allais comprendre plus tard…

The Mud Day, c’est ça…

« .. c’est une épreuve extrême, hors du commun, mettant à l’épreuve tes capacités physiques et mentales. The Mud Day, c’est un challenge d’environ 13 kilomètres avec plus de 20 obstacles inspirés des parcours du combattant. Au menu, de l’eau, de l’électricité, de la glace mais surtout de la boue et de la gloire.The Mud Day, c’est un défi extrême : ton objectif n’est pas de faire un temps mais de trouver tes limites…et de les dépasser. »

The Mud Day, c’est donc une course dans la boue avec des obstacles. Autant vous dire qu’à ce moment-là, je fais moins la maline. La trouillarde qui est en moi a peur; le champ électrique, l’eau glacée, les barbelés, les murs de 4m, 13 km… Humhum.

Avant de m’inscrire, j’ai donc visionnée plusieurs vidéos, lu de nombreux articles sur le web et puis je suis tombée sur  celui-là qui m’a rassuré. Après tout, j’avais accouché 4 fois. J’avais donc déjà connus la douleur et dis adieu à tout sens raisonnable. Qui plus est mes 35 ans se rapprochait sérieusement, du coup quoi de mieux que de se lancer un défi . La garde des enfants était assurée.

Bref, nous allons faire la Mud Day.

Le plan d’entraînement

J’ai commencé par faire des petites course  de 3 à 5 km en petite foulée puis progressivement, j’ai atteint les 10km. Tous les soirs, nous avons fait des séances d’abdos de 10-15min ainsi que du gainage. Afin de nous entrainer au froid, nous avons bannis l’eau chaude pour les douches.  Au niveau de l’alimentation, nous avons privilégié les protéines, bannis les sucres rapides et l’alcool. Nous avons aussi mis l’accent sur des nuits complètes sans interruption.

Sérieux? Vous y avez cru?

J’ai accouché au mois de novembre, soit 10 mois avant le jour J. Ma priorité pendant les mois qui suivent, ce n’est pas l’entraînement sportif. Les nuits sont courtes, les journées longues, je suis en mode récupération/larvage. J’ai donc porté 1, 2 ou 3 enfants à choix et en même temps. Ouvrir cinq une bouteille de vin rouge par semaine. Dormir 2 heures dans un lit d’enfant, puis 2 heures dans le mien, puis 1 heure parterre. Pris une douche une fois par mois. Courir après 1,2 ou 3 enfants. Plier, déplier la poussette. Nettoyer sous la table plusieurs fois dans la journée. Et basta.

Nos deux autres coéquipiers se sont entrainés, eux,  pour de vrai. Au moins, ils pouvaient me porter au cas où. (hihi)

La course

Après 1 pause café et 3 heures de route, nous voici arrivé. Le parking est gratuit pour les voitures avec 4 passagers.Il fait très chaud. On prend nos affaires et on part récupérer les dossards. On arrive au village de la course ( WC, vestiaires, restauration, stand des sponsors, etc.) La musique est forte. J’adore.

L’organisation est rodée. C’est normal, elle est proposée par Amaury Sport Organisation (AOS – Organisateur très connu vu qu’il s’occupe entre autre du Tour de France, du Rallye Dakar, du Marathon de Paris, etc.) Nous récupèrons rapidement nos dossards et en prime des tatouages.

Tous les 20 minutes, avant le départ, on peut participer à un échauffement très engageant mais digne d’un camp militaire (pompe, gainage, porter de coéquipier).

Voilà, on est dans le SAS de départ. Mon corps n’est qu’excitation. J’ai peur. Rapide coup d’oeil autour de moi, il y a des gens méga entrainés, des qui ont dû apprendre à l’instant ce qu’il allait faire, des qui enterre leur vie de jeunes filles et il y en a des comme nous.  Je peux le faire. Je sautille. Je crie.

« Quel est votre métier?

La boue, la boue, la boue! »

La sirène retentit . On court. Pas longtemps. Il y a du monde. Le chemin est étroit. On arrive au premier obstacle. Il faut ramper sous des barbelés dans la boue.Tout de suite, le ton est donné. L’épreuve est assez facile, elle nous mets en confiance pour la suite. Nous repartons en courant jusqu’au deuxième obstacle, (Insane Pyramids) des bottes de pailles entassées sous forme de pyramide (5-6m) qu’il faut franchir. On essaie plusieurs techniques, on finit par courir pour pouvoir monter dessus. Nous ralentissons le rythme jusqu’à la 3ème épreuve; Tarzan Style. Il faut franchir un bassin de boue à l’aide de cordes pendantes sur lesquelles il faut se balancer. Quand j’arrive enfin à m’agripper à la première corde (il a fallu me porter – vive mes 158cm ) je tombe dans la boue. Ca pue.  Je suis une winneuse. Ahahaha. Mon homme lui passe l’épreuve sans souci. Notre parcours va se poursuivre avec des montagnes de boue ou nous prenons beaucoup de plaisir à glisser comme des enfants, avec des barres de fer horizontales placée à différentes hauteurs à franchir couché au dessus d’une mare de boue ( encore), avec des murs de 4 mètres  à escalader ou je suis heureuse d’être en équipe avec des hommes, avec un bac à glaçons qu’il faut traverser en s’immergeant complètement afin de passer sous une poutre, avec des tuyaux ou il a faut se glisser dedans avant de s’apercevoir que nous tombons dans l’eau à l’autre bout, etc. Même si il y a eu deux épreuves mystères qui ont fait appel à notre mémoire, à notre sens de la logique et à notre réflexion, au final la majorité des obstacles sont des épreuves physiques.

Après deux heures trente, nous avons terminés en franchissant ensemble  le fameux champ électrique. ( Oui, ça fait mal).

A l’arrivée, la bière est offerte ainsi qu’un T-shirt et une médaille. Largement méritée, la bière…

The Mud Day Lyon

Comment survivre à une Mud Day

Quelques conseils, en vrac:

  • Il faut un certificat médical pour participer à la course. Imprimer le formulaire fourni dans votre espace coureur, et présenter le à votre médecin. Certaines tournures de phrases doivent absolument être présente dans le dit certificat. En cas de doute, n’hésitez pas à envoyer un email à l’organisation. Expérience faite, on a du refaire les certificats.
  • Entre les obstacles, il y a des passages dans des rivières, des champs ou même dans le lac. Novices, nous avons pensé avoir passé un obstacle. Ce n’est pas le cas, les obstacles sont numérotés.
  • Il y a 4 obstacles King of Mud. Si vous les relevez, vous aurez droit à un bracelet. A la fin de la course, si vous avez les 4 bracelets, vous recevrez une plaque en or.
  • Si vous êtes petite (comme moi), certains obstacles ne sont pas adapté. L’aide d’un/e coéquipier/ère sera la bienvenue pour par exemple, attraper une première corde.
  • Ne vous fiez pas aux panneaux indiquants les kilomètres déjà parcourus, ils sont joueurs.
  • En regardant le site de la course , j’ai réellement pris peur et me suis souvent demandé si j’arriverais à finir une telle course. Heureusement, le jour J, j’ai remarque que l’ambiance était bonne enfant et que de nombreux inscrits étaient moins sportifs que moi. C’est une course accessible car à chaque épreuve, la possibilité nous est offert de passer à côté –  le parcours Mudviette.
  • Les douches à la fin sont spartiates. Ce sont des tuyaux d’arrosage disposés en ligne. Je vous conseille tout de même de la prendre afin d’éliminer le plus gros de la saleté et de rincer vos chaussures au jet.
  • Les habits ; au début, je pensais recouvrir mon corps complètement pour éviter les écorchures. Mais à J-2 , au vu des températures, le short et le t-shirt se sont imposés. (Note à moi-même, si il y a prochaine fois, prendre un short moulant. Cela évitera un peeling à mon postérieur.) Evitez le coton, privilégiez les matières qui sèchent vite et qui se lave facilement.
  • Les gants de VTT vous seront utiles pour ramper et grimper.
  • Des sacs en plastique peuvent être utiles pour y enfermer vos affaires sales après l’épreuve

Ce que je retiens:

  • L’odeur de la boue et des rivières ( égouts?!) ou nous passions.
  • Les organisateurs avec leur mégaphone positionné à chaque obstacle pour vous crier dessus.
  • Le soutien et la bonne humeur des autres participants.
  • Nous avons vu des gens se faire vraiment mal. Priorité à la prudence.
  • Le sentiment d’avoir vécu quelque chose de fou avec des amis
  • L’ambiance.
  • Prendre un appareil photo ou une Go pro pour immortaliser plus de moments.
  • J’ai vu une femme aussi petite que moi passer les murs de 4m seule. Sans aide. La taille n’est donc pas un obstacle. Entraînée, on peut le faire.
  • Qu’il existe la Mud Kids. Concept qui pourrait plaire à mes enfants.
  • Mon état de fatigue le soir après la course. Nous qui  pensions sortir jusqu’au bout de la nuit, nous avons mangé dehors puis nous sommes rentrés nous reposer.
  • Réserver un SPA pour l’après course
  • L’excellente adresse où nous avons brunché le lendemain.
  • Mon envie d’y retourner.  The Mud Day est même venu en Suisse ce mois-ci.

Alors qui de vous sera ou pas une Mudviette?

The Mud Day
Unique photo prise sur internet pour illustrer les montagnes de boue Pierre Alessandri / ASO – Lac de Vénérieu

22-muddaylyon-2016-abdl-1212


Liens utiles:

Le site de la course:  http://www.themudday.com/fr/

Le restaurant ou nous avons brunché: http://www.resto-origo.fr/

Les réponses a pas mal de questions. http://www.themudday.com/fr/presentation/faq

 

 

 

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer


Related Posts

Le Moléson en famille

Le Moléson en famille

Prendre de la hauteur. Dimanche. 8h30: Waouh la grasse matinée. Il dorment encore.  Nous qui comptions sur un réveil aux aurores pour mettre au point notre programme,  c’est mal parti.Vite un café. 8h35: Courte la pause café. Après avoir fait 3 biberons sous la menace […]

3 litres d’eau par jour, c’est beaucoup?

3 litres d’eau par jour, c’est beaucoup?

Vendredi. Dernier jour de la semaine. Je l’aime ce jour. Et encore plus aujourd’hui car je viens de réserver un cottage pour 4 jours à Center Parcs pour la semaine prochaine. Vivement, notre départ. Mais d’ici là, il me reste des choses à faire. Les […]



2 thoughts on “Comment survivre à une Mud Day?”

  • Bravo!! C’est pas facile de se motiver!!
    Pour en avoir fait une similaire (avec beaucoup d’aide des collègues pour passer certains obstacles), je rajouterai qu’il faut de l’eau pour après la course et de quoi protéger un peu les siège de voiture. Et dans l’idéal des supporters!

    • Laquelle as tu fait ? C’est juste merci pour tes commentaires. Non ce n’était pas facile mais cette année on remet ça en septembre à la Spartan race. La Mud Day Suisse est en plein dans notre déménagement.

Un petit commentaire, ça fait toujours plaisir ...


>