Ma zone de confort

Ce soir, j’ai envie de te parler d’une résolution que je tiens maintenant depuis plusieurs mois. Une résolution qui me force à aller plus loin.

Je déteste parler en public et aller au devant d’inconnus et de situations nouvelles. J’ai les mains qui deviennent moites. Le coeur qui s’emballe et des plaques rouges qui apparaissent sur le décolleté. J’aime tout maîtriser, comme je pense la plupart des gens, du coup je me limite.

 « Je ne suis jamais à la hauteur. Je ne suis pas assez présentable. Que vont penser les autres? Je ne suis pas intéressante. Et si j’ai mes plaques rouges, je vais avoir l’air de quoi ? Pourquoi je fais tout ça, au fait? Je préfère rester là. Ici je peux tout contrôler. »

Mes petits démons à moi

Ces phrases, ce sont mes petits démons à moi. Elles varient bien entendu selon le contexte. Ce qui est permanent, c’est qu’elles font partie de moi et qu’elles m’empêchent parfois d’avancer. Adolescente, avec ma coupe garçonne, mes Dr Martens, j’étais plutôt timide. Je me suis privée de vivre des choses simplement parce que j’avais peur du jugement des autres. Il fallait entrer dans le cadre. Aînée, je ne pouvais décevoir. J’aurais aimé suivre des cours d’équitation, faire des études dans la création, mais il m’était difficile d’affronter l’échec, le regard et le jugement des autres et de ma famille.  Aujourd’hui, à 35 ans, et en étant mère au foyer il est tentant de ne faire que ce que je maîtrise, de ne côtoyer que des gens que je connais, et de ne surtout prendre aucun risque.

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On peut tous décider un jour de changer.

Pourtant, je n’avais plus envie de ça. J’avais envie d’être une autre. 35 ans à ne pas savoir vraiment ce que je voulais faire. Il était temps de dire stop et d’être celle dont je rêvais depuis des années et pour cela il fallait oser. Oser sortir de ma zone de confort. C’est comme ça que j’ai décidé de dire oui plus souvent, de cesser de dire non par peur. D’oser. Et cela peut commencer par des choses anodines au début comme partir en vacances avec les enfants seules, oser se couper les cheveux, cuisiner autrement.

Si tu me suis sur les réseaux sociaux, vous avez dû vous apercevoir que j’ai participé à une soirée à Lausanne, Genuine Women Night. J’ai failli ne pas y aller. Cette soirée, c’était un énorme effort pour moi. Je devais y aller seule et je ne connaissais probablement personne. Mon mari avait 45 minutes de retard, #love. J’avais passé une vraie mauvaise journée avec les enfants. Une de celles qui vous bouffe toute votre énergie positive.  Je n’avais eu le temps ni de me laver les cheveux, ni de me trouver une tenue adéquate. Bref, je ne me sentais pas en confiance. J’avais toutes les bonnes excuses du monde pour ne pas y aller. J’étais prête à y renoncer lorsque mon mari m’a regardé et m’a lancé:

« Mais enfin,  vas-y! Tu as accouché devant pas moins de 6 personnes. Tu penses que cette soirée pourrait être pire? » #ilapastort

Je suis partie en gardant en tête ma bonne résolution, que je n’étais sûrement pas la seule à venir seule et à avoir peur. Au pire, je repartirais illico-presto. Je suis arrivée en retard mais juste à temps pour les discours. Dès que j’ai franchie le seuil, mes craintes se sont envolées. J’étais là ou je voulais être. J’ai ri, j’ai parlé et échangé avec des femmes inspirantes et pleines de bonnes ondes. Sur le chemin du retour, j’étais fière d’avoir dépassé mes appréhensions.

Et ensuite les choses se sont accélérées.  J’ai été contactée pour un tournage à Paris pour Dyson.et pour le reportage sur la RTS. J’ai d’abord longtemps hésité. Ne pas contrôler mon image, ne rien savoir à l’avance. Et pourtant, après avoir mesuré les risques, mon homme m’a appuyé dans mes choix et nous sommes allés de l’avant.

Ces deux événements ont agit comme un déclic dans mon esprit. Il fallait que j’ose. Toutes les choses que j’avais envie de réaliser, je pouvais les faire. Les seuls freins, c’était moi.

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Pourquoi agrandir sa zone de confort?

Pour plein de bonnes raisons comme grandir, apprendre et oser. Pour diminuer l’écart entre qui tu es et qui tu veux être. Pour gagner en estime de soi. Pour arrêter d’envier ceux qui osent. Parce qu’on a qu’une seule vie et qu’elle se joue maintenant.

Devenir maman a été la plus grande étape de ma vie. Celle ou il y a eu un avant et un après. Celle qui vous change à tout jamais. Cette étape, elle m’a clairement ouvert les yeux sur qui j’avais envie d’être et à qui je n’avais pas envie de ressembler .

Il y aura toujours quelqu’un pour vous critiquer ou vous ralentir ou vous faire douter. Mais il y aura aussi toujours quelqu’un pour vous tirer vers le haut, croire en vous et vous faire grandir. Entourez-vous de ces gens-là. Les autres, ignorez-les. Je sais que c’est plus facile à dire qu’à faire. Après la diffusion de l’émission de mise au point, j’ai eu plus de trois à jours à vide. J’ai fais l’erreur de lire les commentaires sur les réseaux sociaux puis, j’ai reçu des mails et des messages en privés très négatifs dont quelques-uns me demandant de prendre mon rôle de mère plus au sérieux.  Bref, cet épisode m’a retournée mais m’a également rendu plus forte. Après avoir digéré les remarques, je me suis concentrée sur le positif. Je faisais quelque chose qui me rendait heureuse alors au diable le reste.

Comment faire pour agrandir sa zone de confort ?

Il faut se pousser à faire des choses différentes et nouvelles. Par exemple, dès que je sens qu’un projet ou une idée me plaît, je ne me pose pas plus de question. Je fais taire ma peur et je dis oui.

Nous pouvons tous nous trouver des excuses plus ou moins valables. Cependant, il faut oser dire « J’ai peur »  et se projeter.

Comment je me sentirai si je le fais? Et puis, il faut essayer d’accepter l’échec. On se prive trop souvent de  tenter un projet ou de vivre un moment par peur d’échouer ou de ne pas être à la hauteur.

Tu as envie d’apprendre à faire du piano? De changer d’orientation professionnelle? D’écrire un livre? D’une séance photo coquine? De lancer votre entreprise? D’exploiter une passion? D’assister  à une conférence? Fais-le. Peu importe ton âge ou ton histoire. Ce qui importe, c’est toi et ta zone de confort. Toi et tes limites. Qui as-tu envie d’être?

Ne pense pas au futur. Vis dans le présent. Ne pense pas aux problèmes avant qu’ils ne soient là. Ne te compare pas. Cela n’apporte rien de positif.

Lancer ce blog, ça pouvait paraître anodin. Pour moi, c’était un nouveau départ. J’ai osé faire quelque chose qui me plaît en me moquant de ce que les gens, ma famille en penseraient. Le blog a fêté sa première bougie. Une année que je n’ai pas vue passer. Une année faite de découvertes et de surprises.( J’y reviendrai). Bref, une année riche en expériences de toutes sortes, mais surtout en apprentissage. Rien que pour ça, ça en valait la peine.

Et toi comment te sens-tu ? As-tu eu cette impression de ne pas oser être celle que tu veux? As-tu envie de sortir de ta zone de confort?

Dis-le moi en commentaire.

Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas , c’est parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles.

Sénèque

 

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33 thoughts on “Ma zone de confort”

  • Merci merci! Chouette article qui me parle bien! Pour moi, sortir de ma zone de confort dernièrement ça a été oser aller en voiture seule (puis avec les enfants) dans une grande ville (Paris)! Ça parait bête, mais je ne me faisais pas confiance, j’étais pour ma famille, celle qui ne conduisait pas vite donc la tortue, le potentiel danger public, celle qui ne prenait jamais le volant (sauf à la campagne…)! Et puis j’en ai eu marre de me sentir incapable, j’ai d’abord tenté l’expérience seule (sans enfant pour me perturber) et ce week-end avec mes enfants! Quel bonheur! De pouvoir aller passer une journée qui sort de l’ordinaire, pouvoir aller voir une amie sans renoncer car trop complexe en transports en commun (et oui nous habitons en pleine campagne) ou renoncer car personne de disponible ou motivée pour nous accompagner! Voilà si ça peut donner des ailes à d’autres 😉

  • Bravo pour cette article!
    Je m’y reconnais complètement, et je pense ne pas être la seule. Que c’est dur de s’affranchir du regard des autres…j’y travaille mais la route et longue.
    Merci pour tes chouettes articles et l’inspiration que tu nous donnes, merci d’oser 😉

  • Ah cette zone de confort… à la fois on s’y sent bien et en même temps pas vraiment à notre place. C’est aussi ce que je ressens. Et j’essaie de lutter contre.. entourée par les bonnes personnes pour me soutenir! Merci pour cet article qui j’en suis certaine parlera à plus d’une 🙂

  • Ah mais je valide à 100% ! Peut-être que c’est parce que nous portons le même prénom mais je confirme que le manque d’assurance et les plaques rouges font partie intégrante de ma vie…j’essaie d’oser notamment au travail où j’essaie de m’affirmer au maximum mais c’est parfois compliqué ! Bravo pour ton nouveau départ, c’est cette philosophie là qu’il faut avoir.

  • Tu as eu bien raison de te lancer et d’écouter ton cœur! C’est bien d’en parler pour raisonner et motiver d’autres personnes, car on passe tous par là en fait et c’est une étape pas si évidente que ça à vivre….
    C’est rigolo que tu parles de cette soirée car je me souviens avoir ressenti les mêmes peurs que toi quand j’ai décidé d’y aller, sauf que tu vois j’ai finalement fais le travail à moitié et choisi la facilité: y aller avec une amie.
    Du coup c’est pour la deuxième Genuine Night à Lausanne que j’ai du me faire violence!… Assumer qui je suis en le disant haut et fort car j’etais une des intervenantes. Parler en public n’était déjà pas ma tasse de thé, mais alors là, parler de mon projet et de ma vie, livrer mon intimité devant 130 personnes qui braquent les yeux sur toi, ça m’aura donner quelques angoisses crois-moi! ^^
    Et finalement l’exercice aura été très bon, je suis fière d’avoir sauté dans le vide en quelque sorte. Une fois qu’on se lance on découvre en général que l’on n’est pas la seule dans cette situation et on fait de magnifiques rencontres. Le reste n’a désormais plus d’importance 😉

  • J’ai décidé de sortir de ma zone de confort il y a plus de 4 ans car je me sentais un peu à l’étroit dans ma routine. Je suis donc partie vivre à l’autre bout du monde, et je ne regrette rien ! Et dans quelques temps, je repartirai pour une nouvelle destination. Même si ça peut faire un peu peur au début, je trouve qu’aller vers l’inconnu est toujours passionnant et très enrichissant.

  • Je me retrouve tant, dans ton article. Je suis aussi dans cette démarche aussi, depuis un mois maintenant.
    J’essais aussi de sortir de cette zone de confort qui me freine depuis si longtemps aussi…toujours une petite voix dans ma tête qui me dit  » attention, il pourrait t’arriver ci, t’arriver ça… »
    Le livre qui m’a donné le déclic est  » Les 5 blessures » de Lise Bourbeau. Que je te conseille.
    Bonne fin de journée

  • Je suis tout à fait d’accord avec tous ce que tu as dit dans ton article !
    C’est dur, mais il faut y aller pour pouvoir vivre la vie qu’on veut et ne pas « perdre » notre temps à s’apitoyer sur son sort lol.
    Les gens ont tendance à se fermer directement lorsqu’ils entendent les mots ZONE DE CONFORT dans une phrase (moi y compris hihihi).
    Mais il faut bien évoluer dans la vie et pour ça il faut prendre tous les conseils qu’on peut récolter.
    Je trouve ça cool le message que tu fais passer (désolé, mon commentaire n’ai pas très bien écrit, mais j’ai plein de penser qui me viennent en tête à propos de la zone de confort et ça serait donc trop long à écrire ici lol. Peut être que dans le futur je ferais un article également à ce sujet qui sait 😉 ).
    Melody ♡

  • Bonjour, c’est super ! je connais plein de femmes qui perdent l’habitude de conduire et qui ensuite, n’osent plus. Du coup, elle se retrouve dépendantes des hommes. Bravo !

  • Coucou,
    Bravo pour ton article ! Pour agrandir cette fameuse zone de confort il faut quand même avoir un sacré courage je trouve .. gicler les barrières, les enjamber …Mais qu est ce qu’on es fières apres 💪🏻😉
    Bisous
    Johanna

  • Coucou !

    Wouah quel article !!!! Un grand bravo. Il est vraiment top et ton écriture est d une telle fluidité qu on ne s en lasse pas de lire. Et moi je me retrouve aussi dans certaines choses, pas tjrs évident de vaincre sa peur, le regard des autres, les quand diras t on et les retours de sa famille (en plus si elle est nombreuse, pas facile) . Bref. ma vie a changé avec une séparation en 2011 et depuis là j’ai dû vaincre beaucoup de peur, apprendre à m’affirmer, à oser dire non, à m’ en fourre des regards des autres par apport à mes choix, à vaincre sa timidité et j’en passe ! Le plus dure était tout de même une reconversion professionnelle dans un tout autre domaine que la boulangerie – pâtisserie- confiserie ! Il a fallu encore une fois accepter le changement pas évident, se remettre à étudier moi qui entant jeune n’a eu que des soucis à l’école, jamais de bonne note , pas de valorisation. Donc, il y avait beaucoup à travailler en plus de travailler à 80%, gérer seule ses enfants (2) plus le ménages….. ben j’ai quand même réussie à finir 1 ère du Canton, 1 ère des 3 classe alors là autant dire que j’en ai pleuré de l histoire tellement fière de moi .
    Et pour clore maintenant j’adore étudier et je reprend une nouvelle formation !

    Alors en résumé foncé et sois fière de ce que tu es et fait !

    Bisous 😉

  • Super l’article ! Merci ! J’ai réussi à sortir de ma zone quand j’ai commencé à travailler m, à devoir aller à des évents où il y avait uniquement des hommes et leurs regards insistants que tu mettent un training ou pas tu es la petite jeune qui assiste le type en costard. Et petit à petit j’ai osé: tenir tête, mettre une jupe aux évent, m’habiller comme je voulais malgré les regards, dire non… et maintenant on m’appelle « le dragon » mais uniquement au travail car sur les enfants ça marche pas 😂 J’en ai des belles à te raconter au niveau de la zone de confort, parole d’une timide.
    Bisous et au plaisir de te re-rencontrer pour discuter

    Valentine

  • Très bel article, moi aussi j’ose un peu plus, j’ai osé me reconvertir et changer de vie c’était difficile mais ça en valait la peine et j’en suis ravie ! Oser c’est le maitre mot, c’est pas facile mais on est tellement contente de l’avoir fait après 🙂
    Contente d’avoir découvert un nouveau blog !
    Bisous !

  • Bravo pour ton article ! Celui-ci m’a beaucoup parlé, y compris pour les plaques rouges qui me suivent depuis mon adolescence. Par contre heureusement, de moins en moins souvent depuis que je les assume et que je dis à ceux qui les remarquent à quoi elles sont dues. Jusqu’à mes 40 ans, je ne me suis jamais trouvée à ma place où que ce soit (sauf en tant que maman) et depuis quelques temps enfin, j’ai décidé, moi aussi, de sortir de cette fameuse zone de confort ! Ce n’est pas facile, parois j’hésite encore, puis, une fois lancée je suis trop contente ! C’est un peu comme sur un « un grand huit » à sensation, tu hésites, mais une fois la ceinture attachée tu ne peux plus reculer et tu te lances dans l’aventure ! Tu aimes ou tu aimes pas, mais au moins tu auras essayé ! Bisous

  • Bonjour Thérèse,

    Votre article ma fait rire, pleuré, m’a émue et m’a fait réfléchir je tenais à vous communiquer mes encouragements, une pensée positive et vous féliciter sur votre façon d’aborder les choses, vous faites bien, …vous êtes une maman de votre temps…et c’est très bien.
    « Haters gonna hate anyway » !! 

Un petit commentaire, ça fait toujours plaisir ...


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