ambivalence parentalité maternité thereseandthekids blog suisse

Mon ambivalence.

« Si je pouvais avoir un week-end rien qu’à moi, ça serait tellement bien! » « Oui, mais.. ils vont me manquer et ils vont pleurer! ».  » Je devrais rester, ici, vers eux. Qu’est-ce que je vais aller faire là-bas? » Ces phrases ce sont mes petits démons, mon ambivalence.
Je suis rentrée hier, reposée de mon week-end solitaire. J’en avais bien besoin après les fêtes et les vacances au ski. J’étais épuisée physiquement certes, mais moralement surtout. Je n’avais plus de patience. Alors je suis retourné chez maman. Je profite tant que je peux. Deux jours et demi rien qu’à moi. C’était génial. Dimanche lorsque je suis sortie du train, je les ai aperçus courir vers moi depuis l’autre bout du quai. Je les ai entendus crier « Maaaaman !». J’ai senti leurs petits bras me serrer si fort que je n’ai pas pu retenir mes larmes. C’était beau.
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« Et puis tu sais maman on a regardé un dessin animé, fait un apéro et mangé au mac do! ».

Ils se sont empressés de tout me raconter. Tout ce que je ne permets pas et qu’en mon absence, ils ont eu droit. Et j’ai réalisé que tout compte fait, je ne leur avais pas tant manqué. Mon homme avait assuré.  Pourtant le départ n’était pas simple. Ils ont pleuré et m’ont demandé de rester. J’ai d’ailleurs failli les écouter #faible car tout me semblait bien futile à côté d’eux et de leur besoin. J’ai hésité. Tout ce que j’avais envie de faire, je pouvais le faire ici enfermée dans mon bureau. Alors pourquoi partir?
J’ai retenu mes larmes au moment de fermer la porte, et je suis partie. Je les laissais en de bonnes mains.
Et puis, une fois assise dans le train, le bonheur de se retrouver seule et de n’avoir à penser qu’à soi fait tout oublier. Retrouver le silence. C’est une sensation incroyable.  J’ai profité de lire tranquillement, d’écrire ou d’écouter mes podcasts sans interruption. Je suis sortie avec des amies. J’ai dormi jusqu’à ce que je n’aie plus sommeil. J’ai rêvassé à un week-end en amoureux et puis, je n’ai rien fait. Alors, oui j’ai eu un pincement au cœur quand je les ai retrouvé.
Mais pour être tout à fait honnête avec toi, maintenant que je suis rentré je n’ai qu’une envie réorganiser mon prochain départ. Je sais, quel paradoxe. C’est terrible. Mais c’est vrai. Après avoir répété six fois de ranger leurs chaussures et leurs vestes, géré trois conflits, préparé un repas avec trois personnes qui me parle en stéréo, mangé en cinq minutes, nettoyé sous la table et ne pas réussir à converser avec mon homme sans interruption, j’avoue j’avais envie de repartir.

Ambivalence vous avez dit ?

Oui, c’est vrai. Mais tout compte fait la vie de parents en est pleine. Non?  En tous les cas , c’est ce que je ressens. Peut-être que ça tourne pas rond dans ma tête. 
Même si j’ai choisi cette vie de famille nombreuse, même si mes enfants sont la plus belle chose que j’ai faites, c’est aussi le rôle le plus difficile. J’ai le cœur serré quand je m’éloigne d’eux et je trouve la vie bien superficielle quand ils ne sont pas là. Mais j’apprécie pourtant avoir des moments à moi et j’ai besoin de ces parenthèse ou je ne suis pas qu’une maman mais aussi simplement moi. Je voulais être honnête avec toi. Je ne voulais pas te dire que j’étais juste très heureuse de les retrouver, car ce n’était pas la vérité. Je suis certes comblée mais j’ai besoin de me projeter. J’ai besoin de savoir que bientôt, je pourrai me retrouver.
Bref. Je suis rentrée et j’ai été accueillie comme dans un film. Mon coeur a failli exploser. Mes batteries sont rechargées. J’ai plus de patience qu’à mon départ mais bientôt je vais programmer un moment sans eux. Je pense que tant que tu n’es pas parent, tu ne peux pas comprendre ce besoin contradictoire d’être à la fois vers eux et loin d’eux. Tout est une question d’équilibre et il n’est pas facile à trouver. Vraiment pas.
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  • Marlene Rollier
    15 janvier 2018

    Isaline, je comprends totalement ton sentiment. Cette ambivalence m’habite aussi, me culpabilise parfois. Ca fait du bien de sentir moins seule. Même si on a fait ce choix d’avoir plusieurs enfants, on peut parfois avoir envie de les laisser pour se retrouver un peu. D’ailleurs, qui a dit que les mamans, devaient s’oublier et être « seulement » des mamans 24h/24 ?

  • Tina - Lumai Blog
    15 janvier 2018

    Bien sûr que ça tourne rond! C’est tellement normal de ressentir ça! Et tu as tellement raison de prendre du temps pour toi. Je connais ça aussi et je n’ai que deux enfants… gros becs!

  • Estelle
    16 janvier 2018

    C’est tellement ça !

  • Gaelle
    26 janvier 2018

    Moi je n ai q un enfant et pourtant je ressens ca aussi… cette ambivalence tellement forte que je n avais jamais ressenti avec personne avant lui

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