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Les 10 choses que j’ai apprises sur la sécurité en voiture

Aujourd’hui on se retrouve pour un article un peu spécial, un article sur la sécurité en voiture. Pour parler de ce sujet je vais passer la plume à quelqu’un que j’estime beaucoup, Céline de the Happily Tired Mama. Depuis ces story, j’ai appris de nombreuses choses sur la sécurité et les sièges en voiture pour les enfants. Je suis de loin pas irréprochable mais je trouve important de vous partager les connaissances de Céline.

 

Les 10 choses que j’ai apprises sur la sécurité en voiture

Déjà maman de deux enfants, je pensais être relativement bien informée et avoir toujours installé mes filles en toute sécurité en voiture.

Alors fraîchement enceinte de mon 3e enfant, je suis tombée – et je ne me rappelle même plus comment – sur la page Facebook  de l’association Sécurange. Et je suis un peu tombée de haut.

J’ai commencé à suivre les posts où les parents demandaient des conseils, à lire les réponses des modérateurs du groupe, à fouiller sur le site… c’est presque devenu addictif ! Et je me suis rendu compte que, bien que j’aie pu avoir l’impression de prendre la sécurité de mes enfants en voiture à cœur et d’avoir fait des choix éclairés, il y avait énormément de choses que je ne savais pas et que j’avais sans le vouloir commis de nombreuses erreurs. Rien ne sert de se jeter la pierre, on fait comme on peut avec les informations qu’on a. Mais avec ce que j’avais lu, impossible alors de continuer sur le même chemin. Et avoir un nouveau bébé en route (c’est le cas de le dire du coup 😛 ) faisait qu’il me fallait me poser les bonnes questions depuis le départ, pour lui, mais aussi pour ses grandes sœurs.

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Première sortie en voiture avec trois enfants

L’été dernier, j’ai partagé sur mon compte Instagram , de manière tout à fait personnelle (donc NON professionnelle ; je ne prétends pas que tout ce que je dis est parfaitement juste, ni exhaustif) plusieurs petites vidéos sur ce thème et j’ai remarqué à nouveau que les parents manquent beaucoup d’informations à ce sujet. Pourtant, prévenir vaut mieux que guérir…

Quand j’aborde ce sujet, que ce soit sur Instagram ou « dans la vraie vie », je me rends compte que :

1) soit les parents sont au même stade d’information que moi, ce qui m’arrive surtout sur Instagram, c’est là que je me rends compte que ma communauté a globalement des valeurs souvent très proches des miennes ;

2) soit que les gens tombent des nues et veulent comprendre comment faire mieux (sans qu’on leur fasse la morale ou qu’on les culpabilise, ils sont déjà assez surpris comme ça !) ;

3) soit qu’ils ont bien compris qu’ils étaient à côté de la plaque niveau sécurité, mais s’en fichent complètement.

Si d’aventure tu devais faire partie de la 3e catégorie (ce que je regretterais, mais au final, chacun est libre de ses choix… en rappelant quand même que parfois, on parle carrément d’installer ses enfants de manière contraire à la loi), merci de ne pas prendre cet article comme une critique à ton égard et de te sentir jugé et/ou pris à partie. Cet article est destiné aux parents qui sont curieux et ouverts à corriger ce qu’ils auraient pu ignorer par le passé. Les argumentaires du type « nos parents n’étaient même pas attachés en voiture et ils n’en sont pas morts » valent autant à mes yeux que ceux de genre « une bonne gifle n’a jamais tué personne ». Il y a 50 ou 60 ans, ou même 20 ans, le trafic était différent, les voitures moins nombreuses et… les statistiques des morts sur les routes édifiantes quand même. Mais bref. Si tu as un doute, tu peux aller te balader ici :

Afin d’éviter un article trop soporifique (il sera long, je te préviens, car il y a tant de choses à dire… pourtant je vais me limiter un peu), j’ai décidé de partir sur la forme « 10 choses (…) » afin de cibler les plus grosses « découvertes » que j’ai faites. Il sera donc forcément incomplet et non destiné à régler des cas concrets. Pour cela, tu trouveras dans l’article toutes sortes de liens et de renvois te permettant de te documenter de manière plus complète. Et pour tous le cas concrets (parce que c’est bien connu, chaque situation est différente), je ne peux que te recommander en cas de doute ou de question d’adresser une demande détaillée (indiquant le type de problème, si nécessaire avec photos à l’appui, l’âge, la taille et le poids de ton enfant et si tu disposes de l’Isofix ou non) sur le groupe FB Sécurange (tout en sachant qu’il faut un peu de patience pour avoir une réponse, les bénévoles croulant sous les demandes).

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Extrait de : European Transport Safety Council, Reducing child deaths on European Roads, PIN flash report 34, February 2018.

1.Tous les sièges auto vendus sur le marché ne sont pas sécuritaires

Et oui, le règne du profit et de la rentabilité s’étend même à la sécurité de nos enfants en voiture ! Incroyable peut-être, mais pourtant vrai ! Même ton siège acheté à prix d’or dans un magasin de puériculture où le vendeur t’as assuré que tu étais en train d’acquérir la Rolls Royce des sièges n’est peut-être pas si sécurisant que ça.

Avant d’être commercialisés, les sièges-auto doivent obtenir un label, dans notre cas européen (les fameuses normes R44-04 – ancienne norme encore en vigueur de manière transitionnelle – et R129 – nouvelle norme entrant progressivement en vigueur) et remplir un certain cahier des charges. Les crash-tests d’homologation sont par exemple faits à une vitesse de 55 km/h (choc par l’avant) et 30 km/h (choc par l’arrière) sous la nouvelle norme R129 et le mannequin ne doit pas être éjecté à plus de tant de mètres… mais moi j’ai envie de te dire que j’ai plutôt envie que mon enfant ne soit pas éjecté du tout ! Il y a encore d’autres critères, mais je te donne juste une idée de la chose. On ne teste pas les sièges à vitesse élevée par exemple ! Pour illustrer, l’ADAC, un organisme de test indépendant, réalise ses crash-tests à 64 km/h (ce qui est certainement un peu plus réaliste que 55 km/h)… et surprise, ça crée déjà une belle différence et certains sièges ne tiennent pas le coup… prudence donc avec le critère de l’homologation ! Surtout que si une nouvelle norme plus complète au niveau des critères a bien été introduite récemment (mise en place par paliers depuis 2013), un siège qui a été homologué (sous l’ancienne norme R44-04) l’est une bonne fois pour toutes, il peut donc continuer d’être vendu (et revendu) pendant un bon moment.

Si tu veux te faire peur un coup (parce que tu penses que « si c’est homologué, c’est sûr »), regarde cette petite vidéo du crash-test indépendant du Renolux 360, un siège pivotant à bas prix homologué, surnommé « le cercueil ambulant »… En effet, lors du crash-test, le siège se désolidarise purement et simplement de sa base et vole dans l’habitacle. Ce siège est vendu en nombreux exemplaires, tous les jours. Malgré le fait qu’il soit extrêmement dangereux.

Plus d’informations sur les critères d’homologation ici : et sur les normes R44-04 https://www.securange.fr/le-label-europeen et R129 ici et ici ou encore ici : Lors du choix de ton siège-auto, il est donc important de prendre en compte les résultats des crash-tests effectués par des organismes indépendants comme l’ADAC ou le TCS. En Suisse, on se base généralement sur ceux de notre bon vieux Touring Club Suisse (TCS).

2.Se baser sur les notations du TCS (ou autre), c’est bien, mais pas forcément suffisant

Et oui… je te l’accorde que là, on va assez loin dans la réflexion, mais il me semblait important de le mentionner. Simplement pour savoir que la note décernée par le TCS est la moyenne pondérée de trois critères : la sécurité, la facilité d’utilisation / ergonomie et la présence de substances toxiques dans les sièges et les tissus que le composent. Si tu vises les 4 étoiles (note maximale), j’imagine que tu as peu de chance d’avoir une mauvaise surprise. Mais si, comme moi à l’époque, tu te dis que pour le siège des grands-parents qui sera utilisé occasionnellement, trois étoiles suffiront, tu auras peut-être la déconvenue de découvrir après coup que ton siège avait obtenu trois étoiles parce qu’il était bon au niveau des deux derniers critères, mais mauvais en termes de sécurité. C’est donc généralement un très bon indicateur, tout comme les nombreuses publications très détaillées mises à disposition sur la sécurité routière (d’ailleurs, vas jeter un œil par ici https://www.tcs.ch/fr/tests-conseils/tests/sieges-enfants/ si ça t’intéresse, c’est vraiment très complet), mais regarde quand même bien la composition détaillée de la note dans le tableau… et vérifie encore sur le site de Sécurange. J’dis ça, j’dis rien !

3.Tu n’es absolument pas obligé(e) de sortir ton bébé de sa coque à 9kg

Ça, honnêtement, j’ai presque l’impression que c’est une croyance populaire… Elle risque de se perdre avec la nouvelle norme isize (R129), puisque le poids ne joue plus le rôle principal, mais plutôt l’âge et la taille. Ce qui semble tout à fait sensé, sachant que certains bébés font 9kg à 6-7 mois et que théoriquement, ils pourraient voyager dans des sièges face route à harnais ou type bouclier d’impact ! Pas du tout en sécurité du coup… mais en toute légalité !

Mais enfin bref, alors maman d’un, puis deux enfants, j’avais cette idée que dès que l’enfant faisait 9kg, bim bam boum, il FALLAIT le passer face route. Grosse, très grosse erreur ! Parce que pour les mamans comme moi qui ont acheté des coques homologuées sous l’ancienne norme R44-04  (qui, je le rappelle, sont encore vendues tant qu’il y a des stocks) en groupe 0+, la limite d’utilisation est bien 13kg ou le haut de la tête qui dépasse de la coque (le premier des deux critères atteints). Ma petite dernière va avoir 2 ans, pèse 11kg et passe encore dans sa coque Pebble de Maxi Cosi ! Alors que ma deuxième avait atteint les fameux 9kg à 12 mois et hop, je me suis empressée de la passer face route dans un siège à harnais… La confusion vient peut-être du fait que le groupe suivant (toujours sous la norme R44.04 hein), le groupe 1, va de 9 à 18kg. Alors je ne sais pas si cette idée m’est venue de quelque chose qu’on m’aurait dit dans un magasin de puériculture, d’un conseil entendu ou que sais-je encore, mais j’y croyais dur comme fer.

En résumé :

Si ton enfant voyage en coque (qui reste un moyen très sûr et adapté pour les tout-petits), il peut y rester tant qu’il n’a pas atteint les 13kg ou que le haut de sa tête atteint le bord de la coque si la coque est homologuée sous R44-04 ou tant qu’il n’a pas atteint la limite de taille indiquée par le fabricant si la coque est homologuée sous R129 (isize), soit entre 75 et 85 cm suivant les marques.

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p class=”p2″>Tous les détails sur comment savoir quand il faut changer de siège auto sont ici : https://www.securange.fr/groupes-de-siege. Sans parler évidemment, chose que j’ignorais aussi totalement, que le dos route est bien plus sûr pour les jeunes enfants, mais ça, ça se passe sous le point suivant 😉

4.Ton enfant ne sera pas mieux face route « dès que possible »

Les sièges auto du groupe 0 et 0+ (en général des coques), sont toujours des sièges dos route, ils ne s’installent absolument pas face à la route. Je dis ça parce que OUI, j’ai vu dans une story sur Instagram une maman qui avait installé sa coque n’importe comment en FACE route. J’ai perdu un an de vie à ce moment-là tellement ça m’a choquée.

Tu te demandes pourquoi ? Et bien ce n’est pas compliqué : parce que c’est BEAUCOUP PLUS SÛR ! 5 fois plus sûr même. Je ne vais pas te faire tout le petit laïus, mais je te recommande chaudement d’aller lire les raisons exactes et détaillées ici : Et une petite vidéo ne peut pas faire de mal non plus : 

Dans tous les cas, un enfant devrait rester dos à la route jusqu’à 2 ans minimum, 4 ans dans l’idéal. Oui, oui. D’ailleurs si l’enfant doit rester dos route jusqu’à 15 mois dans les sièges homologués sous la nouvelle norme isize, ce n’est pas pour rien. L’idée fait gentiment son chemin, même au niveau réglementaire. Clairement, tu vas entendre « Oh là là mais la pauvre, elle ne voit rien comme ça / ses jambes sont toutes pliées / etc., il faut la passer face à la route ! ». Figure-toi que dans les pays nordiques, il est tout à fait usuel pour les parents de laisser leurs enfants dos à la route jusqu’à 4 ou 5 ans. Et comme c’est bien connu que ces pays ont toujours un train d’avance sur nous… je te laisse en tirer la conclusion qui s’impose. Oh et regarde, c’est étonnant la place de la Norvège et de la Suède dans cette statistique tout à fait sérieuse du nombre d’enfants tués dans des accidents de voiture.

Extrait de : European Transport Safety Council, Reducing child deaths on European Roads, PIN flash report 34, February 2018.

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p class=”p2″>Alors oui, il y a sûrement des exceptions, tout un tas de bonnes raisons qui font que tu as envie de justifier que ton enfant est mieux en face route. De mon expérience, ce que je peux te dire : ma troisième est toujours dos à la route dans un siège adapté. Elle n’a jamais rien connu d’autre. Elle a deux sœurs plus âgées en face route juste à côté d’elle. Et pour le moment, elle a deux ans et ça ne pose AUCUN problème. Ni le sens, ni ses jambes (d’ailleurs mes grandes en face route passent leur temps en voiture avec les jambes pliées hein), ni… rien du tout. Je m’étais fixé 2 ans minimum. Son siège peut aller beaucoup plus loin en dos route (jusqu’à 105 cm, donc environ 4 ans). Soyons honnêtes, il est fort possible qu’elle passe en face route avant 4 ans, mais pour le moment rien ne me donne envie de le faire, donc elle restera comme ça tant que ça conviendra à tout le monde.

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5. L’Isofix n’est pas forcément un gage de sécurité

Et oui, moi aussi je pensais que les sièges avec fixation Isofix (c’est ça, si jamais : https://fr.wikipedia.org/wiki/Isofix) étaient plus sûrs. Il n’en est rien. L’ancrage Isofix est un gage d’installation plus simple (certains sièges à fixation ceinture te donnent l’impression que tu as besoin d’être ingénieur pour l’installer, du coup l’Isofix réduit quand même les risques de mauvaise installation en simplifiant le processus). Malgré cela, il faut savoir qu’en Suisse, un enfant sur deux n’est pas installé correctement en voiture (plus de détails par ici : https://www.bfu.ch/fr/Brève-de-sécurité/bien-attacher-son-enfant-en-voiture). Mais il y a bel et bien des sièges avec ancrage Isofix qui ont de mauvais résultats aux crash-tests indépendants.

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Sinon, par exemple, un ancrage Isofix sur les sièges du groupe 3 (rehausseurs) ne sert qu’à retenir le siège à vide, il n’a aucune fonction de sécurité pour l’enfant. Il te permet simplement de voyager avec le siège à vide sans le retenir avec la ceinture (afin qu’il ne devienne pas un projectile dans l’habitacle en cas d’accident).

Le flyer que tu trouveras ici https://www.tcs.ch/mam/Digital-Media/PDF/Booklets/Enfants-en-voiture-Fran-ais.pdf te donneras un bon aperçu.

6.Les indications d’utilisation des fabricants (notamment les indications de poids limite inférieur) ne sont pas forcément adaptées

Après la question des sièges non sécuritaires selon les crash-tests indépendants, il y a celle de l’utilisation pratique de ceux qui sont sécuritaires. Parce que même le meilleur siège-auto ne sera pas utile si ton enfant n’est pas installé correctement.

Au fur et à mesure de mes lectures sur le forum de Sécurange, je me suis aperçue que les indications, notamment celles des poids limite inférieurs donnés par les fabricants (valables sous l’ancienne norme R44-04) induisent souvent des parents en erreur. Exemple : un siège à bouclier d’impact (quesako : voir ici https://www.securange.fr/bouclier-impact) homologué dès 9 kg. Si ton enfant de 9 mois, qui tient juste assis et mesure environ 70 cm fait bel et bien 9 kg, il y a pourtant zéro chance pour qu’il soit en sécurité dans un tel siège ! Déjà parce que c’est un siège face route, mais aussi car sa taille ne permettra pas un bon positionnement du bouclier et donc une bonne retenue en cas d’accident (sans parler du confort avec un bouclier qui lui arrivera sous le menton). Pourtant, on pourra te le vendre et même te le recommander chaudement en magasin… Et ça peut effectivement être un très bon siège, mais pas avec ses mensurations actuelles.

De même, bon nombre de sièges homologués dès la naissance (des groupes 0-1) ne sont en réalité pas adapté à un nouveau-né (notamment manque d’inclinaison avec soucis de tête qui penche, siège pas assez enveloppant, etc.). Pourtant ils sont clairement vendus avec la mention « dès la naissance ».

Avant de choisir un nouveau siège-auto pour ton enfant, pense donc à bien te renseigner sur le siège que tu convoites et à vérifier qu’il sera bien adapté à ton cas précis (en fonction de l’âge, du poids et de la taille de ton enfant).

7.Un siège-auto qui subit un choc à 10 km/h ou plus doit être remplacé 

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Encore une chose que j’ignorais. Et que j’aurais probablement découverte si j’avais lu la notice de mes sièges-auto… mais qui le fait réellement ? J’en profite pour souligner à quel point c’est important (de lire la notice donc) ! Déjà pour une installation correcte, mais également pour ce genre de petits détails hautement importants.

Extrait de la notice de 4 pages de mon siège-auto pour ma dernière (Britax Dualfix isize) :sécurité blog thereseandthekids suisse famille celine the happily tired mama

Peu importe que le choc t’ait paru moindre, que l’enfant n’ait pas été dans son siège ou que le siège ne présente pas de dégât apparent. N’oublie pas de mentionner le(s) siège(s) sur le constat d’accident et de le(s) détruire par la suite (coupe les harnais si tu l’amènes à la déchèterie afin d’éviter que quelqu’un le récupère et ne s’en serve !). Lors de l’achat ou de la réception de ton colis, déhousse toujours le siège afin de vérifier que tous les polystyrènes soient intacts. Si une partie est fissurée, c’est la preuve que le siège a été malmené, il n’est plus utilisable ! A noter que certaines pièces peuvent être changées.

Des informations plus détaillées peuvent être trouvées ici : https://www.securange.fr/accident

8.L’achat d’occasion est en principe déconseillé

Justement pour les raisons exposées ci-dessus. A moins de connaître la personne qui te vend/donne le siège-auto et d’être sûr(e) que son traitement a été irréprochable, tu n’as pas la possibilité d’être certain(e) que le siège n’a pas été accidenté, n’est pas trop vieux, etc.

9.Un siège-auto à une durée de vie et d’utilisation limitées

Encore un truc dont je ne me serais pas doutée. Donc à Tata Josette qui veut te refiler une coque ou n’importe quel siège qui semble dater de Mathusalem, sous prétexte qu’il a été bien soigné, tu dois poliment répondre non. A ma connaissance, pas de règle précise dans ce cas, certaines marques donnent des indications chiffrées dans leurs notices, d’autres non. En règle générale, passé 10 ans de vie, mieux vaudrait s’abstenir. Les matières assurant la protection de l’enfant peuvent se détériorer avec le temps et ne plus assurer leur rôle correctement. Dans tous les cas, en cas de doute, vérifie au minium l’étiquette orange apposée au dos du siège indiquant la norme sous laquelle le siège a été homologué. Il doit s’agir d’une des deux normes en vigueur actuellement : R44-04 ou R129. Le siège doit également présenter quelque part sur ses parties en plastique moulé deux petites horloges indiquant la date et le mois de fabrication.

Je n’arrive pas à retrouver l’information, mais j’avais lu dans une publication du TCS que par exemple une coque a une durée de vie de 10 ans, mais pour 5 ans d’utilisation (soit le cumul des périodes durant lesquelles tes enfants ont utilisé le siège). Le siège peut être conservé 10 ans, mais utilisé 5 ans.

10.Pense à lire les notices… celle de ton siège-auto, mais également celle de ta voiture !

Ça paraît évident… et pourtant. Qui lit l’entier de la notice de n’importe quel appareil qu’il achète ? Presque personne. J’en ai parlé plus haut, en Suisse, un enfant sur deux est mal attaché en voiture. Dans ce cas, il n’est pas question de la sécurité offerte par le siège lui-même en conditions d’installation correctes, mais du fait que le siège est mal installé, l’enfant mal attaché, etc.

Voici quelques points importants que j’ai découverts au fil des années :

  • L’épaule de l’enfant doit se trouver à deux doigts du bas de la têtière (la plupart des sièges-auto en ont, de certaines coques en passant par les sièges à harnais, à bouclier ou les rehausseurs ;
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Source : http://www.securange-leblog.fr/2018/03/pour-certains-ca-peut-sembler-evident-mais-c-est.html

  • Pour les sièges possédant un harnais (y.c. les coques donc), le harnais ne doit pas pouvoir être pincé. Plus il est proche de l’enfant, plus l’enfant sera en sécurité. Avec un harnais mal serré, l’enfant risque d’être éjecté sous la force du choc en cas d’accident. De même, le harnais doit se positionner correctement au niveau de l’épaule de l’enfant ;sécurité blog thereseandthekids suisse famille celine the happily tired mama

 
Source : https://www.securange.fr/bien-installer-son-enfant

  •  
  • JAMAIS de veste ou de gros gilet (ou de grosse capuche) en voiture. Ça vaut aussi si on s’attache avec la ceinture. Toutes les explications ici : http://www.securange-leblog.fr/2013/11/sièges-auto-en-hiver.html Si tu penses qu’on chipote, regarde la vidéo du crash-test qui se trouve dans le lien ci-avant… Personnellement pour l’hiver quand la voiture est froide, je garde deux petites couvertures polaires que les enfants peuvent utiliser au besoin pour se couvrir le temps que la voiture chauffe ;
  • Rien ne doit gêner l’installation du siège : les tapis de sol doivent être retirés sous les jambes de force, les appuie-têtes doivent être retournés ou enlevés s’ils appuient sur le dossier du siège (typiquement pour les rehausseurs), aucun plaid ou serviette ou autre ne doit être posé entre la banquette et le siège. Si tu veux protéger tes banquettes, utilise des protections adaptées vendues dans le commerce (qui sont attachées et donc ne vont pas faire glisser le siège !) ;
  • Ni la ceinture, ni les harnais ne doivent être vrillés ;
  • Les protections qui se trouvent sur le haut des harnais ne doivent pas être enlevées ou positionnées vers le bas. Elles sont là pour protéger le cou de l’enfant des brûlures en cas d’impact, elles ne sont pas purement décoratives, mais ont un rôle de sécurité ;
  • Si tu dois installer plusieurs sièges-auto à l’arrière, consulte la notice de ta voiture ! Tous les sièges ne sont pas homologués pour recevoir un siège-auto ou certains sièges-auto peuvent être exclus. Dans ma voiture par exemple (Seat Alhambra, trois vraies places Isofix en deuxième rangée, il n’est pas possible d’installer un siège avec jambe de force sur la place du milieu à cause du pont de transmission). Cela est particulièrement important quand on essaie d’installer trois sièges-auto sur une rangée. Peu de voitures le permettent et même dans ces voitures-là, toutes les combinaisons de sièges-auto ne passeront pas (plus de détails sur ce thème ici : https://www.tcs.ch/fr/tests-conseils/tests/sieges-enfants/sieges-enfants-en-voiture.php) ;
  • Les rehausseurs simples (sans dossier) devraient être évités ou utilisés uniquement occasionnellement en « dépannage ». Ils n’offrent en effet aucune protection latérale et présentent un grand risque que l’enfant glisse sous la ceinture en cas de choc (le fameux « sous-marinage »). D’ailleurs, depuis 2017, la nouvelle norme R129 s’applique aux rehausseurs et les rehausseurs sans dossier en sont exclus. Par contre évidemment, tous les rehausseurs encore homologués sous l’ancienne norme (qui cohabite avec la nouvelle pour encore quelques temps) peuvent encore être vendus… Pour plus de détails, voir la seconde partie de cet article (vidéos comparatives à l’appui) : http://www.securange-leblog.fr/2016/12/rehausseur-enfant-ce-qui-change-en-2017.html. De même, les rehausseurs intégrés dans certains monospaces ne sont pas crash-testés et s’adaptent mal à la morphologie d’un enfant de 4 à 12 ans. Il vaudrait donc mieux s’abstenir de les utiliser de manière quotidienne.

* * *

A ce stade, j’ai déjà envie de te dire : Merci de m’avoir lue. Oui, c’était dense et long, mais le sujet est si vaste et si important ! J’ai encore l’impression d’avoir omis tant de choses ! Si tu as des questions, tu peux me contacter via mon compte Instagram https://www.instagram.com/the_happily_tired_mama/ ou par courriel thehappilytiredmama@gmail.com.

Et pour clore ce sujet en beauté, un dernier petit rappel :

La ceinture de sécurité est obligatoire pour TOUS les trajets, même pour 150 mètres. Et en Suisse, tous les enfants jusqu’à 12 ans ou mesurant moins de 150cm doivent voyager avec un rehausseur, si possible sur les places arrière du véhicule, qui sont plus sûres que la place du passager. Même s’il est légal de faire voyager un enfant sur la place avant, pour autant qu’il soit installé de manière conforme aux exigences légales (notamment concernant le dispositif de retenue). Rappelons en tout dernier (oui, je n’arrive pas à m’arrêter !!!) qu’une coque ou tout siège-auto dos route installé sur la place passager ne doit l’être que tant que l’airbag est désactivé (et il ne peut pas toujours l’être !).

Et le lien sur divers flyers Sécurange : https://www.securange.fr/telechargement

Voilà, je te laisse respirer !

Prends bien soin de toi (et de tes enfants en voiture du coup !)

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